La Nord se déplace La Gravière n’est plus !
to - mai - 17 - 2011 - Non classé - Faire un commentaire
Depuis de nombreuses années la Nord et La Gravière forment l’identité des vagues Hossegoriennes, pour ne pas dire le fer de lance des vagues landaises avec le Santosha, la Piste, le VVF et les Culs nus. Or il se trouve que depuis quelques années, milieu des années 2000, ces deux spots de renommée mondiale subissent tour à tour les affres des tempêtes, des courants et de la main de l’homme. A partir de 2005 et ce durant 3 – 4 ans La Nord n’a quasiment plus fonctionné, le banc de sable qui formait cette belle vague au large là-bas avait tout ou partie disparu. Durant cette période quelques rares swells hivernaux nous donnaient une ou deux belles sessions decà delà, ou juste des superbes vagues pour le Quiksilver Pro là où personne ne l’attendait.
Et puis comme par enchantement il y a trois hivers le banc de sable se reformait, timidement dans un premier temps, mais sûrement, pour se rétablir définitivement en 2010. La Nord était de retour, non pas La Nord des années 80 et 90, un banc de sable ne ressemble jamais à son cousin de l’année passée, mais une Nord plus qu’honorable qui au fil des mois se rapprochait du bord pour ne plus être aujourd’hui qu’à quelques encablures de la plage. Avec même à certain moment de la marée et sur la gauche 80 cm d’eau. De quoi ne pas faire le malin lorsqu’il y a deux mètres et plus.
Dans le même temps La Gravière, la vraie, disparaissait progressivement avec quelques réminiscences de son glorieux passé une ou deux fois dans la saison, histoire de dire j’existe encore. Et puis comme une fin annoncée La Gravière se mourait, engloutie en quelques tempêtes hivernales.
Nous savons que dans les Landes rien n’est jamais définitif, c’est ce qui en fait le charme mais aussi la difficulté. Un banc de sable là aujourd’hui peut avoir disparu en quelques semaines voire en quelques jours dans le pire des cas. Pour celui qui s’absente ne serait-ce que quelques mois il faut à chaque fois reprendre son bâton de pèlerin ou profiter des webcams pour se faire son opinion sur les possibilités de tel ou tel spot.
Si les tempêtes et les courants sont en grande partie responsables de ce phénomène, l’homme n’y est pas étranger, surtout dans le cas de La Nord et de La Gravière.
Depuis quelques années la plage de Capbreton plus précisément la plage centrale de Capbreton, celle entre l’entrée du port et le Santosha se vide totalement de son sable tous les hivers. La municipalité n’a rien trouvé de mieux que d’installer un système qui pompe le sable à la plage Sud d’Hossegor, sur la partie qui lui appartient, très petite mais suffisante pour piquer le sable de la Sud, pour l’envoyer à Capbreton.
A Hossegor de se débrouiller avec son manque de sable. Bien entendu comme la nature et la plage en particulier a horreur du vide un transfert énorme de sable se fait au détriment de La Nord et de La Gravière. Et voilà pourquoi La Gravière n’est plus et que La Nord survit tant bien que mal.
Bien entendu les esprits chagrins diront qu’il est impossible de prouver que c’est ce départ massif de sable qui a cassé les vagues, comme ils ne sont pas plus capables de prouver le contraire.
Toujours est-il que la disparition de La Gravière ainsi que la transformation de La Nord correspondent à cette période.
En attendant le retour de La Gravière, à sa place, profitons tout de même des centaines de spots que nous offre cette belle côte landaise.


